A partir de la semaine prochaine, l’Inde accueille la 19e édition des Jeux du Commonwealth. Pourtant, à quelques jours de l’ouverture, le pays hôte n’est toujours pas prêt, loin s’en faut. Certaines installations se sont même effondrées, tandis que sur le plan sanitaire, beaucoup d’efforts restent encore à fournir. C’est ce qu’a reconnu samedi 25 septembre 2010 Michael Fennell, le président des Jeux du Commonwealth. Mais le temps presse. La course contre la montre est engagée. A moins de dix jours de la cérémonie d’ouverture, après les déclarations fracassante de la Fédération du Commonwealth et les remontrances du Premier ministre indien à son équipe dirigeante, la situation s’améliore, même si tout n’est pas encore parfait. Hier, plusieurs équipes sportives ont atterri à New Delhi. La veille encore, elles menaçaient de ne pas participer à la compétition, tant la situation et l’organisation étaient catastrophiques. A Delhi, toutes les installations ne sont pas encore terminées. Le village d’athlètes est toujours en phase de nettoyage, et le dispositif sécuritaire est à peine déployé. Face à toute cette désorganisation, certains athlètes annulent leur venue, par crainte de maladies ou d’attentats. Un camouflet pour New Delhi qui faisait de cette compétition une vitrine de son dynamisme économique et donc de son rôle émergent sur l’échiquier mondial. Or, pour l’instant, le compte n’y est pas. Les jeux du Commonwealth sont entachés de corruption, mais aussi d’imbroglio bureaucratiques « d’une inefficacité désolante ». Une situation très embarrassante pour l’Inde, humiliée devant toute la planète pour son manque d’organisation, alors qu’elle a eu sept ans pour préparer l’événement. Nadège Amichia nad1chou@yahoo.fr
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