Le jeu dangereux des médias internationaux

Le jeu dangereux des médias internationaux

La côte d’Ivoire est entrain de vivre une phase on ne peut plus importante de son histoire. Le deuxième tour du scrutin présidentiel s’est tenu dans des conditions démocratiques et transparentes dans certaines régions de la Côte d’Ivoire. Cependant, dans les régions des Savanes, de la Vallée du Bandama, du Bafing et du Worodougou,  le scrutin s’est déroulé dans des conditions qui laissent à désirer.  Un superviseur de bureau de vote LMP est décédé à Korhogo des suites de tortures administrées par les FAFN. A Tortilla, la représentante LMP enfermée depuis dimanche dans un conteneur pour avoir refusé de signer un PV. L’accès au bureau de vote lui ayant été refusé plutôt. De nombreux DLC LMP dans le département d’Odienné ont été menacés avant le 2ème tour. Il leur a été demandé de choisir entre leur vie, celle de leur famille et la victoire de GBAGBO. Ce sont quelques exactions parmi plusieurs que nous relevons ici et qui ont été dénoncés par les missions d’observation de la société civile africaine et d’autres observateurs internationaux. Or les observateurs de l’Union Européenne n’ont pratiquement rien constaté d’après le point de la mission et selon elle, le scrutin est démocratique sur tout l’ensemble du territoire. Cela semble bien dommage. C’est donc devant toutes ces irrégularités que la CEI n’a pas réagi dans les délais à lui impartis pour la proclamation des résultats définitifs. Les médias internationaux à la surprise générale ont diffusé des résultats définitifs issus de la CEI, alors que cette dernière n’est plus en droit de promulguer quelque résultat. Cette tâche revient désormais  au conseil constitutionnel. Alors, la question que l’on pourrait se poser serait de savoir ce qui justifie l’attitude de la presse internationale quand celle-ci reste consciente des procédures légales à suivre à ce stade du processus. Aucun média, à moins qu’il soit acquis à la cause du RDR sinon du RHDP, ne devait considérer recevable ces résultats que la CEI promulgue au-delà de ses délais, au QG du RDR et sans tenir compte des requêtes de la majorité présidentielle, relatives aux exactions commises sur les représentants LMP dans le Nord du pays. Si ces médias dits crédibles et respectueux de la législation de l’Etat de Côte d’Ivoire, réagissent ainsi, une grande interrogation se pose alors. A quel jeu jouent-ils ? Pourquoi ne tiennent-ils pas compte du caractère irrégulier de la proclamation des résultats ? Où tout simplement, seraient-ils insoucieux du danger vers lequel ils conduisent la Côte d’Ivoire qui a souffert d’une crise qui dure aujourd’hui huit ans. Une Côte d’Ivoire qui aspire à une véritable paix qui passe par le respect de ses institutions. L’intention serait-elle de voir les ivoiriens à nouveau plonger dans un climat chaotique de guerre ?  Nous restons ignorants des intentions de cette attitude dépourvue de toute neutralité et disons que la Côte d’Ivoire résistera et que les ivoiriens ne succomberont pas à la tentation face ce jeu dangereux auquel se livrent les médias étrangers. Ne dit-on dans les Saintes Ecritures que si ton bras gauche te conduit au péché coupe-le et jette-le, car il est pour toi d'entrer au paradis avec un bras que d'aller en enfer avec les deux bras...C'est conscient de ce principe que le conseil national de la communication audio-visuelle (CNCA), a rompu le signal des chaines étrangères d'information qui émettent sur le bouquet de Canal+horizons en Côte d'Ivoire et ce, en vue de protéger les ivoiriens de toutes formes d'intoxications visant à provoquer des tensions sociales.

Brice GUIGRE
brice.guigre@djibi.tv



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La côte d’Ivoire est entrain de vivre une phase on ne peut plus importante de son histoire. Le deuxième tour du scrutin présidentiel s’est tenu dans des conditions démocratiques et transparentes dans certaines régions de la Côte d’Ivoire. Cependant, dans les régions des Savanes, de la Vallée du Bandama, du Bafing et du Worodougou,  le scrutin s’est déroulé dans des conditions qui laissent à désirer.  Un superviseur de bureau de vote LMP est décédé à Korhogo des suites de tortures administrées par les FAFN. A Tortilla, la représentante LMP enfermée depuis dimanche dans un conteneur pour avoir refusé de signer un PV. L’accès au bureau de vote lui ayant été refusé plutôt. De nombreux DLC LMP dans le département d’Odienné ont été menacés avant le 2ème tour. Il leur a été demandé de choisir entre leur vie, celle de leur famille et la victoire de GBAGBO. Ce sont quelques exactions parmi plusieurs que nous relevons ici et qui ont été dénoncés par les missions d’observation de la société civile africaine et d’autres observateurs internationaux. Or les observateurs de l’Union Européenne n’ont pratiquement rien constaté d’après le point de la mission et selon elle, le scrutin est démocratique sur tout l’ensemble du territoire. Cela semble bien dommage. C’est donc devant toutes ces irrégularités que la CEI n’a pas réagi dans les délais à lui impartis pour la proclamation des résultats définitifs. Les médias internationaux à la surprise générale ont diffusé des résultats définitifs issus de la CEI, alors que cette dernière n’est plus en droit de promulguer quelque résultat. Cette tâche revient désormais  au conseil constitutionnel. Alors, la question que l’on pourrait se poser serait de savoir ce qui justifie l’attitude de la presse internationale quand celle-ci reste consciente des procédures légales à suivre à ce stade du processus. Aucun média, à moins qu’il soit acquis à la cause du RDR sinon du RHDP, ne devait considérer recevable ces résultats que la CEI promulgue au-delà de ses délais, au QG du RDR et sans tenir compte des requêtes de la majorité présidentielle, relatives aux exactions commises sur les représentants LMP dans le Nord du pays. Si ces médias dits crédibles et respectueux de la législation de l’Etat de Côte d’Ivoire, réagissent ainsi, une grande interrogation se pose alors. A quel jeu jouent-ils ? Pourquoi ne tiennent-ils pas compte du caractère irrégulier de la proclamation des résultats ? Où tout simplement, seraient-ils insoucieux du danger vers lequel ils conduisent la Côte d’Ivoire qui a souffert d’une crise qui dure aujourd’hui huit ans. Une Côte d’Ivoire qui aspire à une véritable paix qui passe par le respect de ses institutions. L’intention serait-elle de voir les ivoiriens à nouveau plonger dans un climat chaotique de guerre ?  Nous restons ignorants des intentions de cette attitude dépourvue de toute neutralité et disons que la Côte d’Ivoire résistera et que les ivoiriens ne succomberont pas à la tentation face ce jeu dangereux auquel se livrent les médias étrangers. Ne dit-on dans les Saintes Ecritures que si ton bras gauche te conduit au péché coupe-le et jette-le, car il est pour toi d'entrer au paradis avec un bras que d'aller en enfer avec les deux bras...C'est conscient de ce principe que le conseil national de la communication audio-visuelle (CNCA), a rompu le signal des chaines étrangères d'information qui émettent sur le bouquet de Canal+horizons en Côte d'Ivoire et ce, en vue de protéger les ivoiriens de toutes formes d'intoxications visant à provoquer des tensions sociales.

Brice GUIGRE
brice.guigre@djibi.tv



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