Les commanditaires du complot international dont est victime la Côte d'Ivoire réussissent à faire passer le virus de leur mascarade à ceux qu'on peut oser considérer comme étant incorruptibles. Mais cet idéalisme ne semble vraiment l'être que pour les esprits peu avérés. Car ceux qui ont vite fait de se faire passer pour les juges du monde et donc irréprochables, ne le sont pas forcément et ne l'ont certainement jamais été. Le manteau de "sainte ni touche" qu'ils revêtent et qui donne d'avoir sur eux un regard presque divin est malheureusement l'apparence d'un tombeau blanchi qui emballe au détriment des plus faibles ceux dont les yeux restent encore fermés. La Cour Pénale international (CPI) avec son procureur Moreno-Ocampo, semble bien revêtir les caractères de cette description. En effet, La Côte d'Ivoire depuis 1999, est victime de graves violations des droits humains et de crimes contre l'humanité perpétrés par la France son colonisateur, qui veut bien continuer à dicter sa loi au nom de la sauvegarde de ses intérêts. Elle a pour monture des individus acquis à sa cause qu'elle manipule bien. Ceux là sont prêts à vendre la Côte d'Ivoire y compris ce qu'elle a de plus substantielle, c'est-à-dire sa souveraineté et sa liberté. Ceux-là avec l'aide militaire de la France ont réussi un coup d'Etat, qui malheureusement ne leur a pas profité comme souhaité. Ils se sont vus éjectés aux élections de 2000 où ils ont fait mourir de nombreux ivoiriens innocents qui réclamaient que soit respecté leur choix qui s'était porté sur Laurent Gbagbo. On a enregistré des centaines de morts et des blessés graves. La Cour pénale Internationale n'a pas levé le petit doigt pour dénoncer quoi que ce soit et poursuivre pour crimes contre l'humanité les commanditaires de ses graves violations de droits de l'homme, dont le visage aujourd'hui est connu et qui se réjouissent souvent de cet acte ignoble. En 2002, ces assoiffés de pouvoir au prix du sang innocent, toujours appuyés par la France ont tué, violé, pillé, volé en Côte d'Ivoire par l'échec d'un coup d'état qui s'est transformé en rébellion armée occupant la moitié du pays. La Cour Pénale Internationale est restée muette comme un cadavre et n'a réussi qu'à faire bénéficier à des bourreaux dévoilés, une amnistie, couvrant et fermant ainsi les yeux sur ces monstruosités commises en Côte d'Ivoire. Des villages ont été rayés de la Carte de la Côte d'Ivoire avec ceux qui y vivaient. La France chiraquienne et celle de Sarkozy, dite pays des droits de l'homme, en est l'auteur avec preuves à l'appui. Les rebelles ivoiriens et étrangers qui ont plongé la Côte d'Ivoire dans un gouffre près dix années de crise circulent librement les mains tachées du sang innocent que la CPI ne voit pas et n'a jamais vu. En 2004, l’armée française s’invite dans les hostilités au moment où la Côte d’ivoire veut se débarrasser des rebelles qui font souffrir l’économie et la cohésion sociale. Ils ouvrent le feu sur la jeunesse ivoirienne aux mains nues faisant plus de 600 victimes. Là encore, la CPI est restée muette. En 2010, la Côte d'ivoire s'offrait la voie de sortie définitive de cette crise par des élections voulues libres, transparentes et démocratiques, lorsqu'au deuxième tour de ces élections, des graves violations des droits de l'homme ont été à nouveau commises sur des citoyens désireux simplement d’accomplir leur devoir civique. Le chien en effet ne change pas sa manière de s'asseoir car les rebelles n'ont fait que faire ce qu'ils savent faire. Là encore, la CPI est restée muette. C'est incroyable! Pourquoi ne réagit-il pas M. Moreno Ocampo, aucune déclaration, aucun avertissement, aucune mise en garde, aucune volonté d'enquêter, simplement, parce que nous nous trouvons dans une suite logique de ce qui a commencé depuis 2002 contre les ivoiriens mais surtout dans un système clos et mystérieux qui est l’autel des soit disant grands du monde. La France, l’ONU, Guillaume Soro, Alassane Ouattara et alliés, ont le droit de commettre des exactions sur de pauvres populations au nom de leur appartenance ethnique et politique. La CPI assiste dans l'indifférence totale. Alassane et ses sbires qui aiment faire couler le sang, décident d'une marche insurrectionnelle contre le pouvoir légalement élu, tuent des forces de l'ordre, qui en situation de légitime défense, ripostent. Invraisemblablement Moreno Ocampo menace la camp du président Gbagbo. La France, L'ONU et la CPI et cette fois les USA, la CEDEAO, L’UA se joignent à la mascarade pour s'en prendre au pouvoir en place légalement élu. A quoi assistons-nous en Côte d'Ivoire? Oui l’ONU, à travers son opération des nations unies en Côte d’Ivoire ONUCI, appuyée par la Licorne de Sarkozy, participe à des monstruosités commises par les rebelles sur les populations ivoiriennes. On ne cesse de tuer des innocents. Aujourd’hui, égorger et brûler vifs les populations, est devenu chose courante et aisée. Ils procèdent à des massacres (en dénote le massacre du village d’Anonkoua-Kouté d’Abobo). Les témoignages des déplacés fuyant les communes occupées par les rebelles de Ouattara, sont effroyables. De graves crimes contre l’humanité sont ainsi commis. Le désir de liberté et d'affirmation de sa souveraineté semble avoir été un péché grave, impardonnable, qui déchaîne les plus grandes forces du monde. Une chose est certaine, ce soit disant péché n'en est pas un devant Dieu, le seul vrai juge. Jusqu'où iront-ils? La cour pénale internationale inquiète. Son impartialité est gravement entachée de doutes. Le voile du scepticisme s'abat de ce point de vue sur Moreno Ocampo. En réalité, le cas de la Côte d'ivoire est l'un des moins flagrants que ceux qu'on voit dans le monde. Une organisation mondiale avec des apparats d'anges de justice est mise en place pour exécuter la justice injuste de ceux qui tiennent militairement et financièrement le monde. L'ONU en est le poumon.
Brice GUIGRE
Brice.guigre@djibi.tv
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