Le combat que mène aujourd’hui la Côte d’Ivoire pour sa liberté et son indépendance face à la France est à plusieurs niveaux. Paris en effet, a décidé de combattre à tous les niveaux. La question des informations est très sensible et là dessus, certains médias, ont décidé de faire dans l’intox et le militantisme aveugle. Le gouvernement ivoirien a décidé d’interpeller ceux ci sur différents points. Le communiqué du gouvernement à ce sujet a été rendu public hier 22 mars 2011 par son porte parole, le ministre Ahoua Don Mello.
L’intégralité du communiqué :
Le jeudi 17 mars 2011, des informations ont été diffusées par des médias étrangers, faisant état d’une intervention des Forces de Défense et de Sécurité à l’arme lourde sur un marché situé dans la Commune d’Abobo. Cette intervention aurait fait plus de 27 morts et plusieurs blessés.
Le Gouvernement ivoirien, soucieux du respect des droits de l’homme, a aussitôt ordonné des investigations, à l’effet de vérifier la matérialité des faits.
Il en ressort les constats suivants :
Aucun dégât par obus n’a été observé dans les marchés de la Commune d’Abobo le jeudi 17 mars 2011 ;
Aucune victime d’une prétendue attaque par obus n’a été enregistrée dans les morgues d’Abobo et d’Anyama le jeudi 17 mars 2011 ;
Aucune plainte consécutive à une opération des Forces de Défense et de Sécurité n’a été enregistrée dans les services de police ;
L’Escadron de la Gendarmerie d’Abobo a été en revanche, attaqué par les rebelles à deux reprises dans la journée du jeudi 17 mars 2011. Est-ce de cela qu’il s’agit ? Comme on le constate les faits allégués sont donc matériellement inexacts.
L’attitude des journalistes des médias internationaux appelle de la part du Gouvernement ivoirien les observations suivantes :
Ces journalistes sont prompts à faire diffuser volontairement des informations erronées.
Le Gouvernement note, en ce sens, la similitude troublante entre la prétendue attaque à l’arme lourde du marché d’Abobo et la non moins prétendue répression de la marche de femmes d’Abobo, il y a trois semaines.
Ces mêmes journalistes adoptent, en revanche, un mutisme injustifié lorsque des crimes d’une atrocité révoltante sont commis par les rebelles.
A titre d’exemple :
Le massacre des villageois d’Anonkoua Kouté dans la même Commune d’Abobo n’a point eu d’intérêt pour ces mêmes médias, ni même les personnes égorgées, tuées par balles, brulées vives lors de l’attaque par les terroristes de l’antenne de la Radio Télévision Ivoirienne située dans la même commune.
Des exactions et des tueries commises par les rebelles dans les localités de Doké, dans la Sous-préfecture de Bloléquin ne sont pas loin de constituer sinon un génocide à tout le moins des actes y afférents. Elles n’ont eu droit qu’à l’indifférence de la Communauté Internationale. Les médias occidentaux agitent le spectre des poursuites internationales en diffusant en boucle des informations sur des charniers inexistants, des attaques imaginaires et des prétendus génocides.
Ils contribuent ainsi corrélativement à assurer l’impunité aux rebelles et à leurs complices qui s’adonnent, en toute quiétude, à la perpétration des crimes contre l’humanité :
les crimes des rebelles à Toulepleu, Bloléquin, Zouan-
Hounien, Bin-hounien, Abobo et Anyama;
l’embargo sur les médicaments ;
la fermeture des banques ;
et l’interdiction d’exporter le cacao privant ainsi la population ivoirienne de revenus pour se nourrir, se soigner, scolariser les enfants et vivre décemment.
Le Gouvernement de Côte d’Ivoire appelle les médias internationaux :
à prendre les précautions élémentaires pour vérifier la matérialité des faits avant de les diffuser ;
et à faire preuve de professionnalisme c'est-à-dire d’objectivité et d’impartialité pour ne point se rendre complices des terroristes comme le sont déjà les Forces Onusiennes et les Forces Licorne ; au risque de devoir les considérer désormais comme le prolongement médiatique du terrorisme ambiant.
Fait à Abidjan, le 22 Mars 2011
Paul DAGO
paul.dago@djibi.tv
Les commentaires et le titre sont de la rédaction
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