Le président français s’excite dans le dossier ivoirien. Le commun des mortels s’interroge sur le zèle tous azimut de Paris. Selon des sources dignes de foi, Nicolas Sarkozy est sous la pression de grands groupes financiers de l’Hexagone.
Va-t-il enfin, après la mobilisation exemplaire du peuple ivoirien, le samedi 26 mars 2011, à la place de la République du Plateau, réfléchir par deux fois avant de tenter un dernier baroud d’honneur dans sa logique de reconquête de la Côte d’Ivoire ? Nicolas Sarkozy est face à un gros dilemme. Ses services secrets lui indiquent clairement que Laurent Gbagbo est le choix des électeurs ivoiriens au soir du 28 novembre 2010 et que ce dernier bénéficie d’un soutien populaire sans précédent, capable de neutraliser n’importe quelle puissance nucléaire.
Cependant, le patron de l’Elysée reste fortement lié aux grands groupes financiers français, notamment Bouygues et Bolloré. Ces détenteurs de multinationales, qui ont établi un vrai empire en Afrique dans des secteurs divers comme l’énergie, l’agro-industrie, le transport et bien d’autres domaines, font partie de ses financiers occultes ayant participé financièrement à son ascension à la magistrature suprême de la Grande France des Libertés et des Droits de l’Homme. Ces derniers lui intiment l’ordre d’imposer à la tête de la Côte d’Ivoire Alassane Ouattara, garant des intérêts occidentaux en Eburnie. Toute chose qui devra leur permettre de faire main basse sur l’économie ivoirienne, pour laquelle les spécialistes annoncent un avenir prometteur. Le chef d’Etat français se voit alors contraint de se débattre, de trouver tous les moyens pour aboutir à cette fin, en feignant d’ignorer la vérité des urnes et la réalité du terrain dans le microcosme politique ivoirien.
En fait, il parait difficile pour Sarkozy de ne pas accéder à la requête des grands groupes sus indiqués car, sa réélection en 2012 et sa survie politique en dépendent. Peut-il encore bénéficier des mannes financières de ces seigneurs des affaires, s’il ne réalise pas la promesse de disposition de la Côte d’Ivoire ? En revanche, le successeur de Jacques Chirac se rend bien compte que le terrain demeure un bourbier pour Paris, qui risque de subir son second ‘’Dien Bien Phu’’, vu la détermination du peuple de Côte d’Ivoire. Ce vaillant peuple avec à sa tête un dirigeant intraitable et soucieux de préserver la dignité de son pays et d’humaniser les rapports inter-états, en les diversifiant comme le recommande le contexte international dominé par la mondialisation de l’économie.
source: infocotedivoire.net
Hervé Gobou
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